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Dossier

Gaz de schiste

En bref

Le Québec consomme annuellement 210 milliards de pieds cubes de gaz naturel. Un potentiel économique énorme.

Description

Le Québec consomme annuellement 210 milliards de pieds cubes de gaz naturel. La totalité de ce gaz provient de l’Ouest canadien. En 2007, le coût de cette importation se chiffrait à plus de deux milliards de dollars, selon le ministère des Finances du Québec.

La Stratégie énergétique 2006-2015 du gouvernement du Québec a comme premier objectif de renforcer la sécurité de nos approvisionnements en énergie. Ceci implique une diversification de nos sources d’approvisionnement. Un deuxième objectif est d’utiliser davantage l’énergie comme levier de développement économique.

Le développement durable d’une industrie des gaz de schiste pourrait-il répondre à ces deux objectifs ?

Les gaz de schiste

Le shale d’Utica est une roche sédimentaire d’aspect feuilleté, riche en matière organique. Cette couche sédimentaire s’est déposée au Québec il y a plus de 400 millions d’années. On la trouve principalement le long de la vallée du Saint-Laurent, dans le bassin géologique des Basses-Terres du Saint-Laurent s’étendant entre Québec et Montréal. Les gaz de shale sont emmagasinés dans ces roches sédimentaires, qui doivent être stimulées pour en extraire le gaz. Les gaz de shale sont des gisements de type non conventionnel ou non classique. Les gisements conventionnels, eux, sont des accumulations localisées et bien définies de gaz naturel, habituellement faciles à exploiter.

Jusqu’à présent, l’évaluation du potentiel du bassin sédimentaire des Basses-Terres du Saint-Laurent est prometteuse. Si la suite des analyses démontre une capacité de production comparable à celles de plusieurs bassins similaires aux États-Unis, on pourrait alors s’attendre à des développements majeurs au cours des prochaines années.

Technologie

Les gaz de schiste sont connus depuis plus d’un siècle, mais les connaissances techniques n’en permettaient pas une exploitation rentable. Cela constituait par conséquent une source de gaz trop coûteuse et difficile à exploiter. C’est au cours de la dernière décennie que sont apparues, entre autres, de nouvelles techniques de forage et de stimulation permettant une exploitation rentable de ce type de gisement.

Retombées économiques

Les gaz de schiste sont connus depuis plus d’un siècle, mais les connaissances techniques n’en permettaient pas une exploitation rentable. Cela constituait par conséquent une source de gaz trop coûteuse et difficile à exploiter. C’est au cours de la dernière décennie que sont apparues, entre autres, de nouvelles techniques de forage et de stimulation permettant une exploitation rentable de ce type L’industrie des gaz de schiste pourrait devenir un secteur d’activité économique important si le potentiel préliminaire décelé se concrétise. Selon les données de la firme Secor, au moment où l’activité atteindrait son rythme de croisière en 2015, la création de richesse s’élèverait annuellement à 300 millions de dollars pour le Québec, correspondant à une création annuelle de 5 000 emplois. Cette hypothèse est plausible, car les prévisions de croissance en approvisionnement en gaz naturel à partir de gisements non conventionnels sont pour le moins remarquable.de gisement.

Contestation

Parfois mal informée, parfois démagogique, la contestation contre le développement de la filière fut féroce et spectaculaire. Malgré le fort potentiel de développement de revenus pour le Québec, la résistance de certains groupes de pressions met en péril son avenir.

Étude environnementale stratégique (ÉES-3)

Le gouvernement du Québec a déclenché en 2011 une étude environnementale stratégique sur l’exploitation du gaz de schiste. Cette étude doit mesurer l’opportunité ou non d’exploiter celui-ci. Entre temps, tout nouveau développement doit se faire avec l’approbation du comité mettant en place un moratoire de facto, et mettant en péril la survie de l’industrie au Québec. Vous pouvez consulter le site de l’ÉES-3.

 

Mise à jour le 2012-02-03 21:16:13